Attention aux propositions de régimes "miracle" !

 

 

S'il est important de se faire conseiller pour opter pour un bon équilibre alimentaire, il est dangereux de se lancer dans des restrictions trop sévères, qui auront en fait l'effet inverse à celui escompté, avec en prime un sentiment d'échec à répétition !

 

Notre corps est un langage : Notre corps parle à notre place pour protéger notre Moi de l'angoisse et de la douleur morale. Ainsi notre corps protège notre Moi.

Il est donc important de le ménager et de traiter en priorité la souffrance personnelle qui a entraîné la manifestation somatique.

Ainsi quand la personne boulimique, éprouve son corps comme "un trou sans fond" dont elle a honte, elle manifeste son envie de s'enfermer dans une carapace protectrice de kilos supplémentaires qui l'enveloppe...

La suralimentation et la boulimie sont une conséquence d'une douleur intérieure psychologique qui donne une envie irrésistible de manger, et qui est soulagée par la nourriture.Cette faim n'est pas physiologique ou biologique mais purement psychologique.

Pour effectuer un changement, nous devons aller là où le problème a commencé : l'inconfort psychologique intérieur, l'incomplétude intérieure qui s'exprime par cette envie de nourriture. Il ne s'agit pas d'une faim biologique, ou seulement peu, mais le malaise psychologique se transforme en un désir écrasant pour la nourriture (souvent un aliment spécifique auquel la personne ne peut résister). La frustration psychologique initiale s'exprime par cette envie de manger en déclenchant la voie nerveuse de la faim !

 

Ainsi le changement demande beaucoup de temps, il demande des efforts, et il se heurte à des résistances inconscientes. Toute proposition thérapeutique qui ignore cette triple réalité est frauduleuse. Les démarches thérapeutiques visant des changements symptomatiques rapides en matière de surpoids sont inefficaces dans la durée et toute démarche thérapeutique visant un résultat rapide est dangereuse.

S'engager dans une démarche de soins avec comme objectif de réduire un surpoids demande des efforts. Il ne s'agit pas d'effort de volonté généralement demandé aux personnes en surpoids : avoir la volonté de manger moins et de bouger plus. Il ne s'agit pas non plus de privation prônée par les régimes. Ces efforts ne tiennent pas dans la durée et sont souvent une source d'échecs, de dévalorisations et de frustrations.

Il s'agit en fait d'un effort juste, un effort en matière de changement et en matière d'acceptation. C'est tout d'abord l'effort de s'engager dans un travail thérapeutique long, parfois coûteux, qui va nécessiter un travail thérapeutique en profondeur, un travail sur soi nécessitant un engagement important et des efforts. "le silence est entretenu par l'acte de manger. Ne pas penser et engloutir la nourriture vont ensemble ; élaborer et parler, c'est en soi déstabilisant" (Grangeard, 2012).

L'effort juste porte aussi sur des changements comportementaux. Cet effort est un effort de changement ; à un moment il y a un choix à faire de ce côté-là.

"Ce qui est difficile, ce n'est pas de ne pas le faire (trop manger),

C'est de choisir de ne pas le faire".